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La virtualité de l'horlogerie, chap1

19 août 2009

La rapidité et la puissance de la crise économique que nous traversons pourrait-elle être mise en parallèle avec la fulgurance d’internet, ce mouvement global qui ne cesse d’évoluer pour un futur imprévisible ?

Le luxe est un phénomène de croyance. La transmission est verticale alors qu’internet offre une transmission horizontale. L’horlogerie est-elle compatible à ce mode de communication ? La question est fausse. Il ne s’agit plus de savoir si l’on veut sa marque sur le web, elle y est déjà probablement. Il faut décider si l’on veut gérer les informations diffusées et intervenir en son nom. Les propos qui suivent découlent des nombreux entretiens développés avec les individualités remarquables rencontrées lors du dernier salon Baselworld.

Dans le plus pur esprit d’internet, ces mots ne se veulent ni exclusifs, ni définitifs mais se revendiquent de réflexion. La vérité n’est pas absolue, elle est un processus.

‘La vérité n’est pas absolue, elle est un processus.’

CHAPITRE 1 - DE LA PRIMAUTE DU WEB

Comme tous les secteurs économiques, l’horlogerie suisse est touchée et teste à l’aveugle. Personne n’a la recette, certains trouveront une solution digestible, d’autres recommenceront.

Chacun s’accorde pourtant sur l’importance de l’ingrédient web et son impact sur l’horlogerie. Comme on anime ses boutiques, on soigne son image en ligne sur son site et les plateformes de ses partenaires ce qui, d’ailleurs, favorise le retour d’informations et dynamise le tissu local.

L’e-galitarisme

Internet est (encore) un outil de communication démocratique. Chacun a droit de parole. Les petits peuvent se démarquer pour autant qu’ils soient imaginatifs et que leur message/produit apporte une plus-value.
Internet est infini et les marques n’en sont qu’aux prémices de son exploration. Les stratégies ne sont pas toujours définies et relèvent parfois de l’opportunisme. Chacun avec ses moyens.
Ce média offre une prise rapide et directe avec les consommateurs à des coûts moindres pour peu que l’on sache communiquer sur ce mode. Il offre une visibilité sans égal et permet aux marques confidentielles d’exister au même titre que les grandes. 
Cet idéal paritaire aura-t-il une fin ? Certainement, le monde virtuel n’est pas plus égalitaire que ne l’est notre société. Les stratégies multimédias nécessiteront de plus en plus de spécialistes pour les gérer et d’autant de budgets. 
D’où l’importance de penser sa présence et son dynamisme sur le web maintenant, pas demain.

‘Cet idéal paritaire aura-t-il une fin ?’

 

MyMedia

‘On ne peut plus aujourd’hui parler à des masses anonymes, les internautes ne sont ni des masses, ni des anonymes. On ne peut parler qu’aux participants volontaires’. Seth Godin – auto-proclamé gourou marketing

Le Grand Tout a vécu et le web se régionalise. Des communautés distinctes se créent avec leurs codes, leur philosophie et leurs besoins particuliers. Les sites deviennent fins polyglottes, proposent une navigation intuitive et retiennent vos préférences.

L’internaute est global par les réseaux mais local grâce aux technologies de reconnaissance intelligente. Chez Tag Heuer, l’internaute accède au site dans sa langue et accédera automatiquement à des informations locales ou ses produits choisis. Breguet propose une nouvelle plateforme plus sensible privilégiant la relation avec son visiteur et ses besoins exprimés.

Chacun redouble d’inventivité pour fidéliser ses clients déjà bien informés et leur offrent des avantages uniques. Hautlence crée son ‘honours club’, Hublot travaille sur une fonction ‘myhublot’ et d’autres présentent un module ‘owner registration’ proposant des avantages exclusifs.

‘Des communautés distinctes se créent avec leurs codes, 
leur philosophie et leurs besoins particuliers.’

 

A suivre ...

 

Texte de Dimitra Fréchelin
Photos de Ulysse Fréchelin

Le chapitre 2

Le chapitre 3

Le chapitre 4

Le chapitre 5

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