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Le retour à Paris en 1795, après le séjour qu’il avait dû faire en Suisse pendant la « Terreur », Abraham-Louis Breguet n’avait pas tardé à réorganiser son atelier du Quai de l’Horloge et à trouver de nouveaux débouchés pour son commerce d’horlogerie. Il porta, parmi plusieurs autres pays, son attention sur la Turquie.

Montre à cadran turc, vendue à l’ambassadeur de Turquie. Elle fut offerte à Napoléon 1er, le 19 octobre 1807, à Varsovie.

Situation privilégiée de la France en Turquie

Il est nécessaire de rappeler que tout le Levant avait été, depuis deux siècles et demi, un lieu privilégié pour le commerce français, grâce à l’alliance de François 1er, maintenue par ses successeurs. Les « Capitulations » signées définitivement en 1335, puis renouvelées douze fois jusqu’à la Révolution française, donnèrent à la France la suprématie dans tout le proche Orient, si bien qu’il n’était possible d’y naviguer que sous la protection du pavillon français. On sait que les Genevois établis à Marseille sous les auspices de cette ville, jouirent des mêmes privilèges et que c’est grâce à ceux-ci qu’ils purent organiser leurs exportations d’horlogerie vers Constantinople et toutes les Echelles du Levant.
Ces privilèges auxquels les hommes de la Révolution furent aussi attachés que les ministres des rois de France, furent le plus puissant moyen d’influence dans toute la Méditerranée orientale.

Les présents des rois

Pendules et montres furent parmi les objets les mieux accueillis. On en trouve la preuve dans les présents apportés par les pompeuses ambassades successives, envoyées par les rois de France à Constantinople : pour ne parler que du XVIlle siècle, celle du comte de Ferriol en 1700, du marquis de Villeneuve en 1728, les ambassades de 1768 et de 1784 encore, à la veille de la Révolution, qui toutes apportèrent dans la capitale turque un grand nombre d’objets d’horlogerie.
Mais les ambassades du Grand Seigneur (le Sultan de Turquie) auprès des rois de France faisaient l’objet de cadeaux non moins riches, Donnons-en comme exemple, celle de 1742, où Mohammed Saïd, revêtu du titre d’ambassadeur extraordinaire, se rendit à Versailles. Il y fut reçu avec de grands honneurs, pour retourner ensuite à Constantinople, escorté de deux vaisseaux de guerre.
Parmi les présents offerts alors par le roi de France, nous passons sous silence les grands miroirs de quinze pieds de haut, ornés des emblèmes de l’Empire ottoman, les splendides tapis fournis par les manufactures royales, les buffets d’orgues, les armoires en bois des Indes, les tables précieuses signées des meilleurs ébénistes, les bronzes de Caffieri, les lunettes d’opéra et de nombreuses et riches tabatières, distribués aux principaux personnages, parmi lesquels l’ambassadeur lui-même, après, bien entendu, le Grand Seigneur auquel étaient dédiés les principaux cadeaux.
Le fils de l’ambassadeur recevait « une pendule de bronze ornée de plaques de vernis rouge » ; le Grand Maréchal, à côté d’autres beaux objets, «une montre à répétition à boette d’or avec sa chaîne d’or» ; le Grand Trésorier, «une montre d’or ciselée » ; le Secrétaire de l’Ambassade, « une montre d’or ciselée à répétition de LE Roy, enrichie de trois diamants brillants » l’Iman (ou aumônier), « une montre à répétition à double boette d’or de JULIEN LE Roy; l’Ecuyer « une montre d’or de GAUTIER ». le Grand Maître des cérémonies, « une montre d’or ciselée, mouvement de LE Nom « toutes avec une chaîne d’or » ; le premier drogman (ou interprète), « une grande tabatière d’or ciselée » ; le second drogman, une montre d’or avec sa chaîne d’or » ; le troisième drogman, « une montre d’or avec son cordon d’or.

Un peu plus tard, vers 1750, nous avons déjà eu l’occasion de le dire, La Chaux-de-Fonds exporta elle aussi des pendules de luxe à Constantinople ; mais l’Angleterre s’était mise sur les rangs et faisait de gros efforts pour évincer l’horlogerie française dans le Levant, sans y parvenir complètement cependant, car Paris en collaboration de plus en plus intime avec Genève et les Montagnes neuchâteloises, garda sa prédominance.

Brusque rupture

Montre or et émail, paysage du Bosphore, signée Breguet & fils, Paris

En 1798, il y eut une brusque rupture dans ces belles relations, provoquée par la nouvelle du débarquement de Bonaparte en Egypte : grosse faute du Directoire qui, par une politique plus habile, et aussi avec de l’argent, aurait pu obtenir une cession complète car l’Egypte appartenait nominalement seulement à l’Empire ottoman.
L’Angleterre ne laissa pas échapper cette occasion de faire rompre l’antique entente de la Porte avec la France. Une triple alliance réunit l’Angleterre, la Russie et la Turquie et celle-ci déclara la guerre au Directoire. Tous les Français établis à Constantinople furent jetés en prison ; Spencer Smith, l’envoyé anglais, s’empara de l’ambassade de France, réputée par son faste, et la pilla. Une armée turque fut envoyée en Égypte, mais bientôt écrasée par Bonaparte en 1799, peu avant que celui-ci retournât à Paris, laissant son armée victorieuse mais prisonnière de sa conquête.

Un ambassadeur turc, ami de Breguet

Montre or et émail à deux boîtiers, signée Breguet

Cependant le sultan de Turquie, Sélim lll en proie avec de grandes difficultés intérieures, avait hâte de terminer cette guerre. En octobre 1801, Aly Effendi, fut envoyé à Paris, et grâce à la politique de Talleyrand auquel étaient confiées les relations extérieures, il signait avec le Premier Consul Bonaparte, les préliminaires de la paix.
Or, c’est ici que commence l’histoire des relations d’A.-L. Breguet avec la Turquie, car cet ambassadeur turc (sans doute sur la recommandation de TALLEYRAND dont les relations avec Breguet avaient été importantes au début de la Révolution) fut bientôt lié d’amitié avec le maître horloger. C’est ce que prouve la correspondance échangée durant plusieurs années entre Constantinople et Paris dont fait foi une liasse de lettres inédites à nous confiées.
Immédiatement après que la paix définitive eut été signée entre la Turquie et la France, Bonaparte envoya à Constantinople un homme très actif et de belle prestance, le général corse Sébastiani le Cupidon de l’Empire » comme on l’appelait) qui rétablit les Français dans leurs prérogatives. Ce fut en vain que l’Angleterre intervint pour obliger la Porte à renvoyer Sébastiani et pour déclarer de nouveau la guerre à Paris. Une escadre britannique tenta de forcer le détroit des Dardanelles ; elle échoua.
Malgré les grandes difficultés, car l’Angleterre dominait dans les mers, le commerce reprit et Breguet un des premiers put faire de nombreux envois. Nous en connaissons maint détail grâce aux lettres d’Aly Effendy, puis par celles beaucoup plus nombreuses de Breguet même, adressées de 1811 à 1818 à son représentant à Constantinople.

La première lettre de l’ancien ambassadeur est datée du 7 novembre 1802. Comme les suivantes, elle est dictée à un secrétaire et signée de sa main (fig. 1).
J’ai l’honneur, dit-il, de vous faire savoir que je fis un agréable voyage; j’ai trouvé toute ma famille en très bon état, Dieu merci ; je suis heureux et content.
Il n’existe, mon cher ami — ajoute-t-il dans cette capitale aucun habile horloger ; toutes mes belles et excellentes pendules sont tout à fait dérangées surtout la grande pendule et celle à musique, j’en suis bien fâché… Ma petite montre, pendant mon voyage (je ne sais pas de quoi), a été un peu dérangée. Je l’ai confiée à un horloger français qui passe pour le plus habile et qui en a changé « la vitre » ; mais maintenant, elle ne va plus du tout. »
Il lui conseille d’envoyer à Constantinople, pour s’y établir, un de ses plus habiles ouvriers : Par ce moyen, votre nom sera plus répandu et mis en valeur parmi tous les Grands d’ici. Soyez persuadé, mon cher ami, que mon désir pour (sic) votre célébrité est plus grand qu’on ne se l’imagine. Voilà mon désir et mes conseils ; suivez-les et votre nom sera porté plus haut que celui des Anglais.»

Dans la lettre suivante, Aly Effendy rappelle qu’il a écrit à Breguet ( par le canal de M. le ministre Talleyrand, lui envoyant en même temps une de ses montres pour l’accommoder
Il est question, au début de 1803, d’une montre destinée à l’un des plus grands personnages et qui sera payée d’avance,
Les sentiments d’amitié que vous me témoignez me charment, écrit le mois suivant A. Effendi, et je suis fier de posséder un ami tel que vous. » Il le prie de bien saluer diverses connaissances surtout M. et M me Récamier dont il parlera plusieurs fois encore dans la suite.
Au sujet de la nouvelle montre de grand luxe commandée, il veut qu’elle soit marquée de chiffres turcs comme toutes les autres pièces d’horlogerie qui lui seront expédiées. Il ajoute : « Dans cette capitale, vous êtes connu avantageusement, et vous en devez l’obligation, non à moi, mais à votre ouvrage qui est le plus parfait de tout ce que l’on a vu de meilleur ».

Grands clients turcs

Le 25 juin, il commande une montre destinée à une personne de haute considération. Elle doit être à deux boîtiers, et sur la boîte extérieure sera tracé un «chiffre » qui doit être étudié avec une scrupuleuse attention. Ce chiffre et le dessin d’alentour doit être en or entre deux bandes d’émail rouge. La boîte intérieure doit être aussi émaillée avec un joli dessin de votre goût ». Quant au mouvement, il sera à répétition.
Cette commande est rappelée un mois plus tard, toujours par le courrier expédié au ministre Talleyrand : « C’est que la personne illustre à qui j’ai donné la belle petite montre que vous m’aviez faite, a été si enchantée de cet ouvrage qu’elle m’a obligé, étant le plus grand personnage de notre nation [le sultan sans doute] de vous écrire d’en faire une seconde, mais sur laquelle il veut que vous mettiez le chiffre dont je vous ai envoyé la copie… Vous y joindrez une chaîne de Malte en or. Je l’attends avec la plus grande impatience. De tous les plaisirs que vous m’avez procurés, celui-ci est le plus grand.
D’autres commandes de montres émaillées suivirent en 1805, mais elles ne devaient pas marquer la seconde, est-il spécifié.

Montres émail

On connaît ce genre de montres destinées à la Turquie à plusieurs boîtiers (deux, trois, et même exceptionnellement jusqu’à cinq) dont nous présentons plusieurs types et en particulier deux magnifiques exemples en couleurs.
Nous avons déjà donné ici l’explication de ces boìtiers superposés. A l’origine, ils étaient destinés à protéger le mécanisme contre le heurt des pistolets suspendus à la ceinture : coutume qui se maintint même pour les montres de grand luxe.
La plupart de celles-ci sont encadrées par un feston classique en plusieurs bandes d’un rouge translucide superbe, bordé de blanc. Au milieu des fonds sont peints des paysages du Bosphore ou des fleurs. La carrure, souvent festonnée aussi, est ornée de rinceaux aux couleurs très vives et opposées, où le rouge domine.

Montre pour la Turquie signée Breguet & fils (collection Wilsdorf, Genève)

Les tabatières turques» de la même époque comportent un semblable décor.
Et ici se pose une question : Où ces boîtes étaient-elles confectionnées ? A Paris, à Londres ou à Genève ?
A Genève pour la plupart, pensons-nous. Nous en trouvons la preuve dans les deux documents reproduits ici (fig. 11 et 12) et qui accompagnaient une lettre adressée à Breguet fils, en 1814. Cette lettre est de Remond Lamy Mercier et Cie de Genève, annonçant l’envoi d’une telle tabatière. Comme l’indiquent et le dessin et la facture accompagnant la lettre, cette tabatière possède bien les caractéristiques indiquées plus haut. Sans doute la maison Breguet devait-elle ajouter à l’intérieur une montre de sa fabrication.
Nous ne possédons pas d’autres documents provenant d’Aly Effendi, sauf qu’en 1813, on intervint auprès de lui au sujet d’une montre enlevée par un corsaire (turc ou français et jugée par celui-ci de bonne prise.
Après 1805, plusieurs événements tragiques eurent lieu à Constantinople et avant tout l’assassinat du sultan Sélim III, en 1808.
Ce n’est qu’à partir de 1811 que nous avons de nouveau des renseignements précis sur le commerce de Breguet père et fils en Turquie.

Leroy, ancien ouvrier de Breguet, à Constantinople

Montre de Genève pour la Turquie

Suivant le conseil d’Aly Effendi, un excellent ouvrier de Breguet, LE ROY, avait été envoyé à Constantinople et c’est par les lettres qui lui furent envoyées par le père ou par le fils que nous nous sommes renseignés sur ce qui se passa durant huit ans environ. Nous nous bornerons cependant à ne sortir que quelques faits parmi les plus intéressants.

Au sujet de cette montre prélevée par un corsaire, ce que Breguet assimile à un vol pur et simple, l’horloger fait remarquer qu’une autre pièce du même envoi a été rendue : « Dans ce cas, pourquoi agir ainsi, car, si le corsaire convient que l’une n’est pas de bonne prise, celle qui a été gardée ne l’est pas davantage.

Montres pour la Turquie

Cette montre revint enfin à Paris : Elle est dans un état affreux. Le cadran est enfoncé ; il en est résulté la rupture du petit pont dont on n’a jamais pu retrouver la tête qui porte le trou foncé que nous avons fait refaire.
Au sujet des montres qui conviennent à la Turquie, il cite, par exemple, celles à une seule aiguille (dans le genre des fameuses « montres de souscription ») car, sans les abîmer, on peut les remettre à l’heure du bout de son doigt. Les montres « à toc » (où les heures sont frappées sur la boîte) et minutes sur timbres sont très appréciées aussi.

A cette époque-là (1814), Breguet continuait à occuper divers établisseurs à Genève pour les montres destinées à la Turquie. Il écrivait à Leroy : Nous regrettons d’être obligés d’employer les fabricants de Genève parce qu’ils nous font payer cher les premières pièces et qu’ils se trouvent ensuite en état de les fournir eux-mêmes à meilleur marché que nous ; mais c’est un malheur qu’on ne peut éviter, car ces essais coûteraient infiniment plus qu’à Paris ; l’exemple des sonneries indépendantes nous l’a bien prouvé ».
MELLY à Genève lui proposa aussi ses services, mais Breguet le renvoya à Leroy : Je lui écris dit-il qu’il peut traiter avec vous et que je n’en prendrai point ombrage ». Nous reproduisons une très belle montre signée « Blondel et Melly », Genève avec trophée turc (fig. 13).
Dès les débuts de Leroy, le gouvernement français, reprenant la tradition des présents royaux, commanda chez Breguet une riche pendule destinée au Grand Seigneur, le sultan Mahmoud-Khan II : « Si on vous en demandait la valeur écrit le maître horloger vous diriez fr. 50 000, elle n’est en fait que de fr. 35 000… ».
Cette somptueuse pièce parvint en bon état à Constantinople Nous voyons avec plaisir dit encore Breguet que ce chef-d’œuvre va vous faire connaître dans tout l’empire Le sultan en fut très content, il offrit un cadeau à Leroy et le chargea de l’entretien de toutes les pièces d’horlogerie du palais.
Chose curieuse, Breguet annonce qu’il va avoir la commande d’une pendule pareille pour l’ambassade d’Angleterre à Constantinople… Or, nous sommes en 1813, au paroxysme de la guerre entre l’Angleterre et Napoléon.
Breguet fils parle d’autres pendules beaucoup plus modestes, du prix de 3000 fr. qu’il exporte en Turquie : celles dites “à Almanach” comme il en a aussi envoyé en Russie. Elles donnent le quantième du mois, les phases de la lune, l’année ; elles sont à réveil et répètent lorsque l’on pousse un petit bouton.
Quant aux pendules sympathiques », c’est-à-dire qui remettent d’elles-mêmes une montre à l’heure et la remontent, vendues avec la montre dans des boîtes toutes simples, elles coûtent 19 000 francs.
Une autre lettre explique que le second cadran qui est donné souvent avec une montre, n’est jamais signé. « La raison est que l’on pourrait établir une pièce ailleurs qui porterait notre nom».
L’atelier de Paris avait de grosses difficultés au sujet des noms turcs qui étaient ajoutés sur certains cadrans, car il était bien difficile (sans connaître la langue) de les reproduire exactement, Ie moindre délié et la moindre courbe dénaturant un mot et le rendant illisible Certaines montres furent signées « Breguet » en caractères turcs (fig. 5 ct 6).
D’autres portent le nom de Leroy, élève de Breguet » (fig. 7), autorisation que Ie maître horloger donna par une lettre du 5 avril 1813.
En 1814, Leroy était solidement établi à Constantinople et Breguet fils pouvait lui écrire : Nous voilà maintenant en relations avec tous les grands seigneurs ; j’ai vu avec plaisir la vente que vous avez faite au Grand Vizir. Ce n’est pas seulement pour l’écoulement de la pièce, mais parce que cela vous donne accès chez lui et que sa recommandation peut vous être utile ».

Durant les cent jours

Mais en mai 1815, pendant les Cent Jours et un mois avant Waterloo, le commerce français était dans une situation très difficile et Breguet fils écrivit à Leroy qui venait de faire un voyage à Londres : Nous jugeons votre venue à Paris comme très nécessaire à nos intérêts communs… Outre l’extrême besoin d’argent où nous nous trouvons, je crois qu’il est du devoir direct de vous défaire de vos marchandises le plus promptement possible.
«…Les affaires politiques prennent une si mauvaise tournure qu’on doit se borner conserver aujourd’hui ce qu’on a et ne pas penser du tout à faire des bénéfices.

Nous avons de tristes perspectives, placés comme nous le sommes entre la guerre civile, l’invasion des Etrangers, la Terreur, le Gouvernement militaire et l’anarchie.»

Reçu du capitaine du Saint-Jean Baptiste pour une caisse de montres Breguet, destiné à Leroy, à Constantinople

La seconde chute de Napoléon rétablit la situation ; mais la période la plus brillante de la maison Breguet n’en avait pas moins été celle du 1er Empire.
Il faudrait encore, mais cela dépasserait la teneur d’un seul article, parler des transports par terre et par mer, des pendules et des montres Breguet. Bornons-nous à donner connaissance d’un document typique : le reçu, par un capitaine de navire, d’une caisse de montres et de bijouterie envoyée par Breguet à Leroy à Constantinople, transportée depuis Marseille, par le brick, le St-Jean Baptiste (fig. 16).
Mais cela se passait en ISIS, à une époque où les corsaires ne sillonnaient plus les mers et où les belles montres de Breguet ne risquaient plus que les naufrages dus aux intempéries sans y voir ajoutés les effets de la méchanceté des hommes.

Par Alfred Chapuis Dr. h. c. de l’Université de Neuchâtel, paru dans la “Suisse horlogère” de 1953